Surf

Surf trip, shaper, hang ten, tube, stoked : vous maîtrisez peut-être le vocabulaire du surf, mais saviez-vous que rien ne prédestinait le he’e nalu, une coutume ancestrale d’Hawaï, à devenir un phénomène d’ampleur mondiale? De la découverte des îles du Pacifique par le capitaine Cook à l’annexion de l’archipel par les États-Unis, les obstacles à son ascension furent nombreux et souvent dramatiques : guerres fratricides, épidémies mortelles et missionnaires brutaux ont bien failli faire sombrer l’art de la glisse dans l’oubli, en même temps que la culture hawaïenne. Jérémy Lemarié retrace de manière inédite cette aventure extraordinaire, qui commence avec l’arrivée des premiers Polynésiens sur l’archipel et la naissance des premiers royaumes. Vous découvrirez que notre amour pour l’océan, le culte du corps, les rituels de baignade et l’art de chevaucher les déferlantes sont autant d’héritages issus de la culture insulaire. De Mark Twain à Jack London en passant par Cook et Duke Kahanamoku, jusqu’aux plages de Biarritz : une philosophie est née, avec ses légendes, ses héros, ses révolutions… et surtout, sa recherche éperdue de liberté. Le surf a enfin son histoire!

Voici le livre d’histoire sur le surf qu’on attendez tous. Le livre est écrit par Jérémy Lemarié chez Arkhe

 

QUI EST L’AUTEUR ?

Jérémy Lemarié est docteur en sociologie, enseignant-chercheur à l’université Paris Sud, et rédacteur en chef de l’hebdomadaire anglophone Surf Blurb. Passionné de glisse, il a vécu à Honolulu, Long Beach, San Diego et a enseigné à l’université d’Hawaï.

 

Jérémy nous en raconte un plus ici, place à l’interview :

Bonjour Jérémy, pour commencer, aime-t-on aujourd’hui le surf pour les mêmes raisons qu’à ses origines ?

Oui et non! Oui, dans la mesure où dès ses origines, la pratique du surf mettait déjà l’accent sur la volonté de repousser ses limites, la recherche des sensations fortes, l’adrénaline, le dépassement de soi, et la satisfactionde la performance accomplie. Non, car aux origines le surf avait des fonctions qui ne lui sont plus attribuées aujourd’hui. Par exemple, on surfait pour aller plus vite au large auPérou avec les caballitos (petites embarcations en roseaux). À Hawaï, on surfait aussi pour prendre un courant, et se rendre plus rapidement vers un autre lieu. Ce n’est manifestement plus l’objectif lorsque l’on surfe pour le loisir aujourd’hui. Dans cet archipel, on surfait parfois pour confirmer l’appartenance à son rang, ou pour redistribuer des biens prestigieux lors d’une compétition sportive. Le surf s’intégrait pleinement dans l’organisation sociale, politique et économique des sociétés hawaïennes.

Pouvez-vous nous en dire plus sur la place dédiée à la baignade, mais surtout au surf chez les Hawaïens?
Les Hawaïens pratiquent le surf, ou plutôt le he’e nalu dès leur plus jeune âge. Les enfants, filles comme garçons, étaient amenés dans l’océan, dans les bras de leurs parents, seulement quelques jours après leur naissance. Puis vers l’âge de deux ou trois ans, ils étaient placés sur une planche et poussés au bord de l’eau. Cette familiarisation allait bien au-delà du rituel : les Hawaïens se baignaient en mer quasi quotidiennement, et pour certains plusieurs fois par jour – faisant dire aux premiers Européens qu’ils étaient un peuple amphibie! Le bain était également suivi d’un rinçage minutieux à l’eau claire.
La société hawaïenne ancienne est une société de rang, composée d’une élite dominant une base citoyenne nombreuse. Elle était structurée par un ensemble d’interdictions et d’obligations, qui s’appliquait à chaque rang
– la pratique du surf faisait elle-même l’objet de nombreux interdits  : certains lieux de pratique (les meilleurs spots, dirait-on aujourd’hui) étaient tabous, ou «  kapu  », c’est-à-dire interdits aux citoyens. De même, les planches les plus prestigieuses (celles faites de bois nobles, et de dimensions extraordinaires, à partir de trois mètres cinquante de hauteur) étaient exclusivement réservées à la royauté. Enfin le surf prend une dimension identitaire à la fin du XIXe siècle,
lorsque les États-Unis se mettent à exercer des pressions répétées sur l’archipel d’Hawaï. Les élites locales décident d’organiser, durant les cérémonies royales, des démonstrations de surf et des récitations de surfeurs légendaires, ainsi que des spectacles de danse hula – une tentative pour lancer un mouvement de réappropriation par les Hawaïens de leur patrimoine et donc de leur identité nationale. Le surf devient alors un enjeu identitaire de premier plan.

Parmi les obsessions des surfeurs, la hantise de la récupération de leur sport. Pouvez-vous nous en dire plus?

En effet, on constate depuis des décennies des tentatives de récupération de la part des grandes marques ou des médias. Ce qui ne manque pas de susciter un certain dégout parmi les adeptes de la glisse, et à plusieurs niveaux.
Tout d’abord, selon eux, le surf porte en son essence un «  mood  » hawaïen appelé «  esprit Aloha  ». Cette dénomination en fait purement occidentale est une interprétation de l’hospitalité légendaire des Hawaïens, de leur culture de l’échange et du partage. Celle-ci serait donc heurtée par les logiques commerciales, la quête de profits. Enfin, si l’expansion du surf signifie une ouverture vers le grand public, les passionnés y voient avant tout le revers de la médaille  : l’augmentation du nombre de pratiquants a pour conséquence de restreindre l’accès aux vagues et donc la pratique deleur passion. D’où cette hantise permanente – et l’apparition de certains phénomènes peu glorieux pour la discipline,
comme le localisme, dont on parle dans l’ouvrage.

Au-delà de la pratique physique dans les vagues, le surf s’apparente à une véritable philosophie de la vie, en quoi est-ce plus qu’un sport ?
Plus qu’un sport, un mode de vie, dans la mesure où la pratique du surf devient ta priorité. Et de loin! Donc concrètement, famille, amis et travail sont peut-être moins prioritaires pour un surfeur aguerri. S’il est vraiment passionné, il va favoriser un travail dont l’agenda lui permettra de se faufiler si la houle arrive. Il va organiser son emploi du temps en fonction de celle-ci. Car les belles vagues sont rares. Elles sont convoitées, encensées, mais surtout uniques et éphémères. Mes proches ont maudit mes voyages répétés à l’étranger, mes années à surfer loin d’eux, mais au plus près des meilleurs spots. Et au-delà de la pratique du surf, on rencontre durant ces périples des personnes qui partagent cet attachement – et qui sont presque une deuxième famille. Pour ma part, je retourne les voir chaque année à Hawaï.

La recherche continuelle de meilleurs spots, l’amélioration matérielle des planches, de plus en plus d’adeptes, comment sera le surf dans 50 ans ?

Dans 50 ans, le surf sera de plus en plus hybride et complexe. En d’autres termes, il y aura plus de planches, plus de monde, plus de figures, et plus d’innovations. Le choix de planches est déjà vaste mais on peut gager qu’il y aura toujours
plus de boards en bois, en carbone, en polyuréthane, en époxy, en matériaux recyclés de taille variable. Il y aura aussi des planches de type « Foil », des Stand Up Paddle, et que sais-je encore. Plus de pratiquants, aussi. Le surf est sur une pente ascendante depuis sa popularisation dans les années 1950-1960. Certes, on a observé un
reflux de la pratique dans les années 1970, mais la popularité de la glisse n’a cessé de progresser depuis – notamment, le surf bénéficie d’une image très positive, profondément ancrée dans les inconscients sociaux.
De plus, diverses technologies rendront bientôt possibles la pratique de la glisse à des centaines de kilomètres d’un littoral. C’est le cas des piscines à vague. Avez-vous entendu parler de « Waves in the City » à Paris ? Pas encore?
Ça viendra, attendez les J.O. de 2024… La vague artificielle n’est pas encore tout à fait au point, mais dans quelques dizaines d’années, elle sera partout, et vous pourrez aller surfer en prenant le RER! Alors habituez-vous à voir plus de planches sur le toit des voitures et dans votre rame de métro.

Merci Jérémy

 

Chez Regulart, on a adoré ce livre et on aurait aimé avoir un cours d’histoire aussi passionnant pendant nos études. Un véritable retour aux sources. Connaître l’Histoire d’un tel phénomène nous permet de mieux comprendre le présent et peut être d’anticiper dans une certaine mesure le surf dans son futur proche.

Le livre est riche d’informations, qu’on se le dise, ce n’est pas dans ce livre que vous apprendrez des ragots sur le surf. On s’attaque à l’essence même du Surf. Parfait pour vos futurs vacances au soleil ! 

Vous pouvez retrouver le livre chez l’éditeur avec le lien pour vous le procurer ici : http://www.arkhe-editions.com/portfolio/histoire-du-surf/

Vous savez quoi ? on a une bonne nouvelle ! Rendez-vous sur notre Instagram pour tenter de gagner un exemplaire du livre. Alors on est pas sympa chez Regulart ?

SURF ART : Rencontre avec Jonathan Allmang

Aujourd’hui, Regulart Mag via Morgane « Xoriafin » Loiseau, vous propose le portrait d’un artiste autodidacte d’Anglet : Jonathan Allmang. Un des visages connus de la plage de Marinella  avec l’ESCF. A l’occasion de l’exposition de son travail au Sea Sick Surf Shop de Bidart dès le 14 avril, nous vous proposons une petite interview à la cool, pour mieux connaître ce personnage multitâches !

Regulart Mag : Tu te présentes ?

Jonathan : Je m’appelle Jonathan Allmang, j’ai 39 ans et j’habite Anglet.

Regulart Mag : Quelles sont tes inspirations pour cette série qui va être exposée ?

Jonathan :  Mon père avait repeint la mob de mon frère au début des 90’s, il avait fait un fond noir et dessiné des étoiles. J’avais été marqué par le fond, je me souviens plus de la technique qu’il a utilisé mais le rendu ressemble à ce que j’ai fait là.

Regulart Mag : De quoi traite t elle ?

Jonathan :  Spaceglides, c’est le glide dans l’espace, ça évoque la simplicité et le psychédélisme d’une certaine forme de surf. Celle que j’aime en ce moment.

Regulart Mag :  Quels supports et techniques utilises tu ?

Jonathan : Pour cette série du papier à aquarelle en support et comme médium, un peu tout ce que j’ai sous la main : de l’encre de chine, de l’acrylique, des poscas, de l’aquarelle… et une brosse à dent pour les étoiles.

Regulart Mag  : En général es tu influencé par l’art de plusieurs périodes/origines ou que par le surf art ?

Jonathan : Cette série est particulière car elle conclue un cycle qui a commencé quand j’ai découvert l’aquarelle il y a 3 ans. Je me suis mis à peindre des vagues, je sais pas pourquoi car je m’étais toujours refusé à mélanger le surf et l’art. Mais ça a plu alors j’ai exploré cette brêche…eheh. On est plus dans l’illustration que dans la peinture que je fais d’habitude. Sinon c’est l’impressionnisme qui me fait vibrer et plus largement toute la peinture de la fin du 19ème au début du 20ème. Je suis complètement autodidacte. Je n’ai pas eu la chance de faire une école de dessin ou les beaux arts, mais à la maison il y avait des tableaux de Stani Nitkowski un artiste autodidacte d’une force incroyable. Je pense que je lui dois énormément.

Regulart Mag  :  Comment gères-tu ton temps entre surf, travail et œuvres ?

Jonathan : Le surf c’est un peu la colonne vertébrale de ma vie, et ma seule activité sportive. Ça passe donc en priorité.  Avec l’âge Je deviens difficile, je supporte moins le froid. Je me tape de sacrées déprimes à la fin de l’été d’ailleurs, mais maintenant que je peints , j’aime carrément quand il fait mauvais, et même !!! à choisir entre un jour ensoleillé sans vague et un jour de pluie, je choisi la tempête ! Par exemple j’adorerai avoir du temps libre en ce moment avec ce temps horrible propice à mon expression. Mais je prépare la prochaine saison estivale et je n’ai pas assez de temps pour ça.

Regulart Mag :  En quoi tes voyages apportent ils quelque chose à ta peinture ?

Jonathan : Franchement pas grand chose, à part certaines aquarelles faites sur place. Je fonctionne pas comme ça. Je rêverai de faire comme Gauguin dans les îles ou Van Gogh dans les champs. Mais j’ai besoin d’être seul et chez moi.

Regulart Mag : Touches-tu à d’autres supports artistiques ?

Jonathan : Là je découvre la photographie, mon père m’a offert son appareil photo Nikon FE2 qui n’avait pas servit depuis très longtemps. Je l’ai remis en marche tout récemment. À part les jetables de mon adolescence j’avais eu très peu de contact avec la photo argentique. Peut-être que je passerai à un appareil moderne dans un futur proche. Je suis à fond là dessus. Sur les portraits surtout, je fais le portrait de tout le monde autour de moi…

Regulart Mag : Quels sont tes projets (voyages ,perso, artistiques )?

Jonathan :  Y’aura bien un voyage dans l’hiver prochain sûrement en Indo que je connais à peine, ou alors je retourne pour la enième fois au Mexique. Niveau artistique, j’ai envie de refaire une peinture sur toile, certainement un portrait. J’ai trouvé des espèces de craies aquarelles qu’il me tarde d’essayer aussi mais je sais pas comment ! Je vais y réfléchir.

Regulart Mag :  Comment s’est déclenchée cette exposition pour sea sick ?

Jonathan : Mon pote Will qui tient le shop m’a proposé de faire un truc. J’adore ce magasin, y’a que des beaux objets dedans ! Alors comme je considère cette série comme de la déco plus que de l’art à proprement parler, j’ai accepté avec enthousiasme.

Regulart Mag :  Est-ce ta première ?

Jonathan : J’ai fait ma première expo à Providence Guéthary. Un souvenir génial, un trac à avoir la nausée, je m’en souviendrai toute ma vie. J’ai vendu un dessin à une de mes idoles de jeunesse : Tristam, il a chanté le tube des années 80 qui faisait: « je suis de bonne bonne bonne bonne humeur ce matin, y a des matins comme çaaaaaaa ! » il s’avère qu’il est artiste peintre. C’est indescriptible comme sensation, déjà de plaire assez pour qu’on t’achète un original, mais en plus d’avoir la validation d’un vrai artiste. Ça avait bien marché pour une première d’ailleurs. J’exposais une sélection de dessins d’un challenge 120 jours 120 dessins. J’ai fait une autre expo chez Modjo un restaurant malheureusement fermé sur Biarritz et aussi une expo chez Maison Noir aux serres de la Milady.

Regulart Mag :  Quel public souhaites tu toucher ?

Jonathan : Les gens présent au vernissage déjà, pour que ça soit un moment sympa. Puis après les clients du magasin avec l’arrivée prochaine des beaux jours. Soyons optimistes.

Regulart Mag :  Un dernier mot ?

Jonathan : C’était ma première interview, merci !

SURFTRIP : R(love)ution mexicaine

La longboardeuse angloye Xoriafin, que tout le monde connait sur le Spot de la Madrague, a choisi REGULART MAG pour évoqué son dernier trip surf au Mexique…

N’hésitez par à la suivre sur insta : @xoriafin

Lors de mes premiers cours d’espagnol au collège, une œuvre que l’on devait étudier a marqué mon esprit : une peinture de Frida Kahlo qui décrivait l’ambivalence des sentiments concernant sa nation et l’influence de leurs voisins américains . Puis par le biais d’autres peintres dont Diego Rivera, Antonio Ruiz  et Roberto Montenegro par exemple, j’ai découvert une partie de la richesse culturelle de cette nation au travers de différentes époques.

Plus tard, le surf est entré dans ma vie et récemment, je suis tombée sur la vidéo du premier Mexilogfest (2017 parrainé comme Joel Duct tape invitational par Joel Tudor).

Là, motivée par les récits de surftrips de mes amis, j’ai décidé de faire mon voyage de début d’année sur la gauche magique de la playa la Saladita dans l’état de Guerrero sur la Côte pacifique…

J’ai eu l’énorme chance d’avoir comme contact sur place saladita surf  mené par Christofer Silva via les réseaux sociaux. Le spot est magique, à quelques mètres de la vague seulement, il n’y a qu’à enfiler son maillot pour être directement au pic au milieu des pélicans, poissons et mammifères marins (eh oui les pêcheurs ici ne vont en mer que pour se nourrir).

Quelles que soient les marées ou conditions de vent, il fonctionne et la mise à l’eau est facile (même si elle demande un peu d’attention pour le reef).

 L’Etat de Guerrero souffre de sa mauvaise réputation concernant les cartels et l’insécurité ; les locaux sont remplis de l’espoir que le nouveau président élu cette année puisse changer les inégalités sociales et mettre à profit les nombreuses richesses du pays pour tous. C’est pourquoi en discutant avec Christofer, on ne peut que lui en trouver plus de mérite à envisager sans aide gouvernementale de développer en sorte d’éco-lodge la Saladita. En effet , il est soutenu par l’architecte Andres Saavedra et la petite équipe du concept store Loot de Zihuatanejo . Ces gens passionnés, motivés et très cultivés incluent la culture locale à l’internationale pour un résultat des plus surprenants et agréables : concerts, expositions , lieux de chill ou d’inspiration/shootings. Il n’y a qu’à se rendre dans la ville voisine d’Ixtapa/Zihuatanejo pour se rendre compte de quoi ils sont capables avec la casa mx : un bijou d’architecture sobre et élégant ! A l’image des magazines les plus pointus mexicains comme Warp magazine ou indie rocks la jeunesse fait de la  » multiculturalité » présente dans le pays une richesse et non un handicap.

Pour résumer, l’instruction et l’éducation des jeunes locaux me motive à retourner surfer des gauches à longboard interminables au chaud et de m’enrichir humainement à leur contact…

 

Tips :

  • Avion : arrivée à Mexico City pour ensuite prendre le bus de nuit ou l’avion jusqu’à Zihuatanejo puis los llanos /la Saladita .
  • Logement Air BnB via christofer
  • Nourriture : Lourdes bar and grill , Kevins ou shops de Los llanos .
  • Boards : longboards de tous styles à louer sur la plage ou au shop derrière Lourdes
  • Autour : the Ranch, Nexpa, Zihuatanejo (playa la Ropa pour Loot et la casa mx )
  • Devise : pesos ou us dollars
  • Crème solaire à amener & penser à à l’après soleil
  • Boire de l’eau en bouteille
  • Des massages et cours de yoga sont réalisables à Lourdes avec vue sur le spot !
  • Amener des crayons et cahiers pour les enfants du village qui n’ont rien.