Après notre post annonçant le film le 5 mai dernier (A relire ici), nous sommes allés voir FISHPEOPLE grâce à Patagonia puis on en profité pour poser quelques questions sur l'écologie à Léa Brassy... Le tout, à lire ci-dessous.


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En ce 8 mai 2017, c’est au cinéma Le Royal à Biarritz que se tient la projection du film FISHPEOPLE réalisé par Keith Malloy avec pour partenaire principal Patagonia. À 20h, la foule se presse peu à peu devant les portes du cinéma, on aperçoit quelques figures locales telles que Gibus de Soultrait ou encore Xabi Lafitte. La salle se remplit très rapidement, puis l’on découvre Léa Brassy, ambassadrice locale Patagonia, qui micro à la main invite Kimi Werner à la rejoindre à ses cotés. Cette dernière fait partie des 6 portraits qui sont présentés dans le film.




C’est avec beaucoup de simplicité que Kimi se présente à la salle, évoquant sa relation à l’océan, son amour pour cet univers, parsemé de quelques anecdotes assez incroyables, notamment un moment quasi irréel avec un requin, laissant la salle bouche bée ; Léa jouant à merveille son rôle de traductrice improvisée.


Le film commence, et pendant près d’une heure, nous allons voir s’enchainer le récit de personnalités hors du commun ne faisant qu’un avec l’océan : Kimi Werner la chasseuse sous-marine et ses capacités physiques époustouflantes, Matahi Drollet le jeune chargeur tahitien de 19 ans aussi à l’aise sous l’eau qu’au fond du tube dans un Teahupoo hors norme, Eddie Donnellan le moniteur de surf qui cherche à sortir certains ado de leur quotidien souvent morose en leur faisant partager sa passion, Lynne Cox la nageuse en eau libre de tous les records, capable de traverser la Manche à la nage à seulement 15 ans et qui affiche la même envie aujourd'hui à 60 ans, Ray Collins le photographe qui n’aurait jamais du l’être si l’on en croit son discours et qui pourtant exprime tout son talent une fois dans l’eau, et enfin Dave Rastovich le surfer australien avec son style inimitable et sa philosophie de vie qui nous aura tous séduit.


Bref, le film se termine, les lumières se rallument et on regrettera simplement que cette liste de portraits aussi variée que captivante n’ait été plus exhaustive. Alors vivement le nouveau projet de Keith Malloy, celui qui savait mettre en exergue la beauté de nos océans par le biais de personnalités inattendues...


Puis... on en a profité pour poser quelques questions à Léa Brassy...



REGULART MAG - Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Léa : Je suis surfeuse et un brin aventurière. J’ai 31 ans, je suis basée à Biarritz même si je suis beaucoup en vadrouille. À part le surf, je suis également passionnée de chasse sous-marine et j’ai un diplôme d’infirmière. J’ai des principes écolos un peu poussés, ce qui casse parfois les pieds de mon entourage, mais ils savent bien que je n’y peux rien, que c’est parce que j’aime la Nature sauvage et l’Océan par-dessus tout !!!

REGULART MAG - On peut le voir sur ta page Facebook, tu es très engagée en terme responsabilité, ressens-tu une prise de conscience générale de la part des populations lors de tes voyages ?

Oui notre responsabilité écologique est un sujet que je ne peux pas m’empêcher de nourrir au quotidien, car je trouve sans cesse des axes d’amélioration ou des anecdotes inspirantes que j’ai envie de partager pour sensibiliser les autres. C’est aussi ma manière de saluer toutes les belles initiatives que je rencontre. La sensibilité des consciences est très disparate selon les pays, les communautés, les cultures voir même les familles que je visite. Nous allons globalement vers une meilleure connaissance du message écologique, mais il y a encore beaucoup de travail à faire.

REGULART MAG - Et estimes-tu que la France fait aujourd’hui figure de bon élève ?

La France est encore loin de sa voisine l’Allemagne en terme d’effort écologique. Ceci dit, de nombreuses initiatives sont prises à tous niveaux depuis de nombreuses années et cela commence vraiment à payer. Je suis fière de notre Pays pour cela, c’est un combat de longue haleine, et on peut dire que le cœur est là, c’est pour cela que j’ai espoir. En France, ce qui me donne le plus de baume au cœur en matière d’écologie, je crois que ce sont les marchés de producteurs, l’amour et le respect de la Terre y sont palpables, c’est touchant.

REGULART MAG - En étant ambassadrice Patagonia, cela te donne-t-il plus de force de persuasion ?

Être ambassadrice de la marque Patagonia me donne confiance en ma légitimité pour aborder des sujets qui peuvent faire polémiques mais dont je suis convaincue et pour lesquels j’ai envie de faire partager mon expérience. C’est aussi un précieux support de discussion, car un exemple de choix, en matière de consommation responsable, domaine qui me tient particulièrement à cœur, car je pense que c’est là notre plus grand moyen d’action en tant que citoyen de la Planète...



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Texte de Paul Fraysse (Créateur d'images de talent à suivre : www.instagram.com/paulfraysse) pour REGULART MAG.