PORTRAIT : QUAND JE SERAI GRAND, JE SERAI SHAPER

Capture d’écran 2013-04-20 à 00.07.13Franck Perez pratique le surf depuis qu’il a 14 ans. D’un tempérament plutôt déterminé, cet angloy d’aujourd’hui 21 ans jongle entre ses études et sa boîte PRZ Surfboards. Rencontre avec un authentique passionné.

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CHAPITRE 1 : Comment tombe-t-on dans le shape ?

Pour Franck, porté par la passion, n’a pas hésité il y a déjà six ans, a démarché les shaper du coin pour apprendre le métier. “C’est en 2007 que j’ai envoyé plusieurs mails à des shapers de la région, leur demandant si ils pouvaient me prendre en tant que stagiaire. J’ai toujours voulu fabriqué ma propre planche, c’était un domaine qui m’intriguait. J’étais prêt à travailler gratuitement, j’avais juste envie d’apprendre. C’est Eric Rougé  qui a répondu favorablement à mon mail et c’est comme ça que j’ai commencé. Les réparations dans un premier temps, puis le shape.”

Motivé et réaliste, Franck sait qu’il ne sera pas facile de se faire une place dans l’univers du surf. Bien que le secteur soit en développement avec un nombre croissant de pratiquant dans l’eau, la concurrence se montre elle aussi de plus en plus importante entre l’importation, les surfshops et bien sur les grosses marques. Mais peu importe les difficultés, le jeune shaper sait ce qu’il veut. Le fait de travailler pour soi, le contact avec les clients, la création, le plaisir de satisfaire, la liberté, les sessions de surf entre deux shapes, le partage et bien sur la région sont autant d’arguments qui le confortent dans son choix de vie.

Capture d’écran 2013-04-20 à 00.03.54CHAPITRE 2 : Les besoins du surfeur face à la crise ?

La crise ne semble pas être une fatalité aux yeux de Franck.”Le surfeur aura toujours besoin d’une planche pour surfer, crise ou pas crise. Cependant, c’est vrai que l’on voit de plus en plus de planche « made in main d’oeuvre bon marché »  à l’eau et c’est dommageable.” Il est vrai qu’avec le développement du secteur, le surfeur a désormais bien des alternatives lorsqu’il veut acquérir une planche mais comme le souligne Franck le secteur du matos reste peu touché par la crise, en comparaison avec le secteur du textile par exemple.

Chose que beaucoup de surfeur ignore, se faire shaper une planche n’est pas plus coûteux, voir est moins coûteux, que d’acheter une board en magasin. Il n’y a pas d’intermédiaire, le shaper vends directement au surfeur, donc pas de coût, n’y de marge intermédiaire contrairement aux surfshops. C’est un travail  artisanal, fabriqué à la main, en France, et moins cher ! Que demande le peuple ! Pour les plus petites bourses, nous avons toujours des boards d’occasions dans l’atelier qui peuvent être adapté au surfeur pour un budget plus qu’abordable.

Mieux vos investir dans une bonne board sur mesure ou du moins adaptée. L’apprentissage du surf est ingrat et surfer avec du matériel pas adapté rend la chose encore plus difficile. C’est pour ça que je préconise d’investir. Les planches perdent peu de valeurs si elles sont bien entretenues, et la revente et souvent rapide.

IMG_0508CHAPITRE 3 : L’art de shaper !

Alors au final, le shape est c’est un art ? Évidemment, puisque c’est de la pure création. Le shape, la stratification, le ponçage, la décor, les résines teintées sont les outils de cette création. D’ailleurs comme un artiste Franck fait un travail poussé avant de se lancer : J’essaie d’abord de visualiser la board dans son ensemble, de réfléchir à tout les paramètres. C’est toujours excitant de créer un nouveau modèle.

Influence et inspiration ? Par le passé, après avoir commencé à travailler avec Eric Rougé, j’ai par la suite fais la rencontre d’Alain Minvielle et Benjamin, je me suis lié d’amitié avec eux et il m’influence beaucoup. Ils me font partager leur savoir faire et je les en remercie. Je suis constamment à la recherche d’inspiration, je passe du temps sur internet à regarder les nouveaux modèles… Au niveau des shapers, je travail avec Sammy, Minvielle, et ce sont mes principales sources d’inspiration.

CONCLUSION ?IMG_9947-1

La plupart des shapers avec qui je discute me disent que c’est pas un métier facile, et qu’il n’y à pas beaucoup d’avenir dans cette profession, mais plus j’avance et plus je me dis le contraire alors pour ceux qui ont des projets, qu’ils les vivent à fond comme je le fait, ça ne peut qu’être une bonne expérience.

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